à propos

Artiste plasticienne installée en Bretagne depuis 2002 après avoir étudié les arts plastiques à l’université Paris 1, puis enseigné cette même discipline à Paris et dans le Finistère.


…Une pratique de peintre, mais de peintre sans sujet. La toile blanche oppose obstinément les millions de tableaux créés jusqu'à présent à toute velléité d’ajouter une image. Que faire ? Le détour par l’empreinte permet de "détruire la peinture" (Louis Marin), et de commencer à peindre.

L’empreinte réalisée est celle d’une flaque de peinture (Mécanique des fluides), d’un élément végétal (Algues), d’un morceau de tissu (Croisées) ou celle du passage d’un corps sous un tissu (Frontières molles- Surfaces liquides).

Cette empreinte ressemble au modèle, comme l’individu ressemble à ses parents : par transmission. Le double de l’objet qui a servi de matrice n’est pas un double : il ressemble mais demeure singulier.

L’empreinte est une trace concrète, elle n’est pas l’image évanescente réfléchie par un miroir. Quand l’objet empreinté disparaît, seule subsiste la matière déposée et formée lors du contact. L'empreinte est absence.

Ce concret du matériau ouvre le trajet de l’œuvre, à partir duquel le travail peut débuter. L’empreinte est opératoire car le matériau en partie informe, indéterminé, imprévisible ouvre un champ d’expérimentations. Il est évènement.

A l’artiste de transformer ce qui advient en apparition porteuse de connaissances, symboles, fantasmes… à partager avec le spectateur.